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Les partisans d’un retour à la normale seront déçus !



Oui les partisans d’un retour à la normale seront déçus, car force est de constater que la normalité qui nous réconfortait n’existe plus. En tous cas, pas dans la configuration du travail avant Covid qui s’apparente aujourd’hui avec plus d’un an de recul à un manque d’agilité collective.

Selon l’étude de l’ANDRH effectuée en juin 2021 intitulée : "Crise, Emploi, Social : les attentes des DRH " ; 80% des DRH sondés avouent avoir installé durablement une nouvelle organisation en télétravail et 55% d’entre eux ont entrepris une évolution de leur culture managériale.


Car il faut l’avouer, nous avons tous appris et très vite, les hommes et les femmes sont d’ailleurs constitués pour cela mais il semble que nous l’avions oublié.

L’adaptation aux confinements, non sans couacs, fut rapide tant les outils étaient prêts à être utilisés mais ils étaient alors en déficit d’usage et d’usagers. D’ailleurs les acteurs économiques des plateformes collaboratives, de diffusions numériques ou de mises en réseau du numérique et des datas, sont tous témoins du changement total d’attitude de certaines entreprises : ce qui était « un simple gadget digital inutile » la veille devenait, ce fameux jour de mars 2020, impérieux !


Les sondages nombreux sont formels :

  • Les 15 mois de travail à distance qui viennent de s’écouler nous ont transformés en travailleurs hybrides.

  • Nous avons été plutôt satisfaits de cette organisation du travail et globalement plus productifs qu’avant. Mais nous pouvons (entreprises et collaborateurs) encore mieux faire…


Sur l’organisation du travail : Le co-working, Flex office, smart office, full remote, home office…

Le collaborateur hybride n’a donc plus forcément de bureau, les espaces de travail seront à terme repensés afin de mieux s’adapter à ces nouveaux modes de collaboration.


Sur le temps de travail et l’équilibre vie privée / vie professionnelle :

Les horaires sont de fait plus flexibles, la culture du résultat deviendra nécessaire tant il sera impossible de calculer le temps de travail sur une tâche effectuée en mode hybride.

Le surmenage a été un facteur de dépression important pendant le confinement, les dérapages ont été nombreux sur la vie privée. Le 100% à distance n’est donc pas plébiscité et l’équilibre entre travail présentiel et distanciel reste à trouver au cas par cas, organisation par organisation et en collaboration avec tous les acteurs de l’entreprise.


Sur les outils numériques à mettre en place :

Partager et accéder à toutes les informations dont on pourrait avoir besoin, quelle qu’en soit la source. Digitaliser les savoirs de l’entreprise et connecter les collaborateurs entre eux c’est la question cruciale à laquelle doit répondre l’entreprise hybride au travers de ses outils digitaux dont son réseau social d’entreprise.


Se Former, informer pour accompagner les changements :

Dans la même enquête de l’ANDRH effectuée en juin 2021 sur les attentes des DRH : 37% estiment que la réforme de la formation professionnelle aidera à la reprise.

Former, prendre le pouls et mieux connaître les aspirations des collaborateurs deviendra la clé. Les échanges même à distance, devront gagner en qualité. Pour créer et préserver une relation de proximité tout en maintenant et en créant une culture d’entreprise.


Et enfin sur le management :

Les enjeux sont nouveaux et nombreux du fait de la distance ; la présomption de confiance est essentielle dans le management hybride. Fixer avec son collaborateur un cadre de travail à distance sans ambiguïté est primordial. Apporter régulièrement du feedback à son collaborateur pour le faire gagner en performance et en autonomie est essentiel. Le manager, plus que jamais, sera l’acteur principal de cette transformation afin de la faire vivre !


Pour conclure, cette crise sanitaire a révélé au plus grand nombre les nouvelles façons de mieux collaborer, même à distance, au sein des organisations. Sous la contrainte, les entreprises et les collaborateurs ont su s’adapter à cette crise sans précédent.

Il est plaisant de voir que nous avons dû nous éloigner les uns des autres, mais nous avons dû nous rapprocher pour échanger afin de trouver les meilleures solutions.

Pour tous, il est maintenant venu le temps d’analyser ce phénomène pour en tirer les bonnes transformations du travail. L’enjeu est de définir nos nouvelles organisations : plus performantes et en même temps plus respectueuses du bien-être individuel et collectif.

Nous savons tous maintenant que c’est possible !